Défense française : le devoir d’inventaire, un livre de combat!

 


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Yvan Stefanovich, qui a déjà écrit sur le gaspillage de nos élus, vient de publier Défense française, le devoir d'inventaire (1), une enquête présentant, pour l'auteur, les faiblesses de l'armée et les milliards gaspillés par l'Etat. Pour mon confrère  et camarade Olivier Berger, animateur du blog Défense globale de la Voix du Nord qui a lu ce livre , ce que je n'ai pas eu le temps de faire, je le concède, cet ouvrage " est une attaque en règle des choix politiques, industriels, stratégiques et ceux d'une  armée " qui a toujours été en retard d'une guerre ".


Voici le résumé présenté par l'éditeur :

LES 40 000 SOLDATS FRANÇAIS ENGAGÉS dans des Opérations extérieures ont
parfois le sentiment d'avoir été sacrifiés par la République.
Souvenons-nous des dix marsouins tués dans l'embuscade d'Uzbin, un jour
funeste d'août 2008, en Afghanistan. Dans leurs chars et leurs
hélicoptères datant des années 1970, ces hommes ne sont pas assez
protégés. Ils n'ont, pour les appuyer, ni drone armé, ni avion
antiguérilla à hélices, ni aéronef de surveillance avec boule
optronique. En outre, sans les Américains et leurs avions gros porteurs
ou ravitailleurs, l'engagement de nos fantassins et pilotes de Rafale ou
Mirage 2000 aurait été impossible en Afghanistan, en Libye ou au Mali,
et le sera peut-être en Syrie. N'y a-t-il donc pas assez de crédits pour
équiper décemment ces guerriers qui risquent leur vie au sein d'une "
armée mexicaine " de 290 000 hommes au total ? En réalité, au nom des
300 000 emplois concernés et du savoir-faire français, le gouvernement
privilégie notre complexe militaro-industriel, quitte à entretenir des
matériels obsolètes ou beaucoup trop chers, donc difficiles à vendre à
l'étranger. L'auteur démontre que, pour adapter notre armée aux "
nouvelles guerres ", il faudrait faire des choix drastiques en coupant
dans les budgets du nucléaire et des grands programmes. Et s'attaquer à
la gabegie du ministère de la Défense : la gestion de la villa des officiers , un hôtel géré par l'iGESA à Nice!  (1) ,
le projet pharaonique d'un " Pentagone à la française ", les hôpitaux
des armées lourdement déficitaires, les 1 200 agents du service de
communication ! Dans un temps où la France manifeste une vocation de
gendarme du monde, Yvan Stefanovitch a mené un minutieux travail
d'inventaire sur nos forces armées. Une enquête sans concession.

(1) Défense française, le devoir d'inventaire, d'Yvan Stefanovitch (éditions du moment, 19,95 €)

(N.d.l.r) Située sur la Promenade des Anglais, la villa des officiers, propriété de la fondation Furtado-Heine jusqu'à peu et désormais administrée par l'IGESA n'est pas un p alace, bien que l'endroit est magnifique. Elle accueille les officiers et leurs familles pour des tarifs plus que modiques.