Des réservistes citoyens engagés dans la cyberdéfense

A l’occasion de la journée nationale du
réserviste qui s'es tenue ce jeudi 4 avril , le réseau de réservistes citoyens
« cyberdéfense » a rencontré des journalistes pour présenter son
organisation et ses objectifs. Zoom sur ce réseau et sur la réserve citoyenne.

Créé
à l’été 2012, le réseau « cyberdéfense » de la réserve citoyenne (RCC)
est composé d’une cinquantaine de membres actifs rattachés à une armée
(air, terre, marine ou gendarmerie). Dans une perspective
interministérielle, ils travaillent bénévolement sur des problématiques
liées à la cybersécurité. « On traite ce sujet de manière transverse
et interarmées, au profit d’une grande cause nationale qui concerne les
citoyens dans leur vie privée, la sécurité des entreprises et l’état
régalien,
souligne l’amiral Arnaud Coustillière, officier général à la cyberdéfense à l'Etat-major des armées, le réseau soutien la posture nationale de sécurité. »

Magistrats,
acteurs du secteur privé ou encore représentants étatiques se
réunissent régulièrement au sein de groupes de travail pour mener des
réflexions sur le sujet. Tous ces réservistes en conviennent : le
partage des points de vue et des expériences est un atout considérable.
Depuis une dizaine d’années Myriam Quemener, procureur adjoint à
Créteil, s’intéresse à la cybercriminalité. Elle trouve dans la réserve
citoyenne cyber, un moyen « de resituer la problématique dans son
ensemble. Il y a tout un maillage à faire entre les acteurs d’horizon
différents pour une action efficace.
 » Du côté de la Direction générale pour l’armement, « le travail d’expertise technique laisse en suspens des questions juridiques, économiques, etc. », remarque l’ingénieur en chef de l’armement Guillaume Poupard. « Or, nous avons besoin de nous fédérer pour avoir une démarche étatique cohérente. » Pour Sébastien Héon, membre d’EADS/Cassidian, « la
cybersécurité n’est pas qu’une affaire de techniciens. Il nous manquait
une capacité de partage de réflexions sur les aspects juridiques,
économique, stratégiques, etc. La réserve citoyenne cyber nous permet
d’avoir une vision élargie et par conséquent une meilleure analyse des
événements. 
»

Si le réseau fédère les
compétences pour améliorer les réflexions, l’objectif n’est pas
d’augmenter les effectifs militaires par des réservistes en cas de
cyberattaque. « S’il y a une crise informatique, nos réservistes
"techniciens" seront déjà occupés par leurs activités dans les groupes
privés de sécurité informatique ou à l’agence nationale de sécurité des
systèmes d’information, et on ne pourrait pas les solliciter
», souligne l’amiral Coustillière. « Notre réserve est citoyenne car nos bénévoles apportent une réflexion et une expérience. »
Pour l’instant, l’officier général à la cyberdéfense ne souhaite pas
augmenter de façon importante le nombre de réservistes citoyens cyber
afin de « ne pas se disperser ». Pour autant, il envisage
d’étendre ce réseau à la Province, afin de relier davantage les acteurs
et les citoyens aux problématiques de cybersécurité, la raison d’être de
ces réservistes.

Source DICOD

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