L’Alat a soufflé ses 60 ans bougies au Cannet des Maures

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Tous les étendards de l'Alat étaient présents Photos Var Matin

Il n'en manquait aucun. Tous les étendards de l'Aviation légère de l'armée de Terre (Alat) étaient présents, dernièrement, sur le tarmac de la base Général Lejeay au Cannet des Maures afin de célébrer le soixantième anniversaire de l'arme créée le 22 novembre 1954 et qui fut opérationnelle quelques mois plus tard lorsqu'il fallut intervenir en Algérie.

 

« Depuis, l'aviation légère s'est affirmée comme une des composantes clés de l'armée de Terre », a souligné le général d'armée Jean-Pierre Bosser. Lors de la lecture de l'ordre du jour, le nouveau chef d'état-major de l'armée de Terre a bien insisté sur « les qualités de cette arme qui s'appuie sur sa vitesse et sa souplesse pour être au cœur des opérations, tout en volant au ras de la terre ou des océans. »

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Un pôle d'excellence international

Lors de ses derniers engagements, l'Alat a démontré sa maturité, façonnée par l'arrivée de nouveaux appareils, et sa capacité à combattre la nuit au point d'être entrée dans le monde de la troisième dimension et de devenir un pôle d'excellence international et interarmées avec des innovations technologiques telles que le Tigre, le Caïman.

Des côtes libyennes aux déserts maliens, des villes africaines aux massifs afghans, les hélicoptères de l'armée de Terre ont été engagés sur tous les théâtres d'opération et ont, à chaque fois, mené leurs missions à bien. Preuve en est la croix de la Valeur militaire avec palme de bronze épinglée sur l'étendard du 5e Régiment d'hélicoptères de combat pour son engagement sur l'opération Serval, au début de l'année 2013. Deux hommes ont également été distingués pour les actions menées sur un terrain piégeux « et où il est nécessaire de faire preuve de sang-froid et de pertinence ».

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Aujourd'hui encore, au Mali, en Centrafrique ou à Djibouti, l'Alat est au cœur des opérations menées par l'armée française.

Avec cinq mille personnels dont plus de sept cents pilotes en unités opérationnelles, et près de deux cents maintenanciers, l'Aviation légère de l'armée de terre bénéficie d'un large panel de compétences qui fait aujourd'hui de l'aérocombat un atout majeur.

Un constat qu'auront pu dresser les militaires de la 22epromotion du groupe d'application des élèves officiers après avoir reçu l'étendard de l'école, transmis par les aînés de la 21e promotion. Une transmission hautement symbolique pour ces nouvelles générations de pilotes.

Source Alain REVELLO

arevello@varmatin.com

La cravate de commandeur de la légion d'honneur pour Claude Hutteau, le vétéran

Lors de cette cérémonie, l'adjudant-chef Claude Hutteau a été promu au rang de commandeur dans l'ordre de la Légion d'honneur. Sous-officier, pilote d'avion et d'hélicoptère, il a participé aux premiers engagements de l'Aviation légère de l'armée de Terre. Une arme qu'il a rejointe après avoir fait la campagne d'Indochine.

Avec un brevet de pilote, obtenu le 28 mars 1956, portant le numéro 236, Claude Hutteau a effectué 2 038 heures de vol opérationnel, en 1 152 missions de combat, durant la guerre d'Algérie. Au sein du peloton Alat de la 12e DI, de 1956 à 1958. Après trois années au Galat n°7 de Satory, il est de nouveau engagé en Algérie, entre 1961 et 1963, en escadrille d'hélicoptères opérationnels, puis comme chef de détachement Alouette II.

Blessé à trois reprises, il détient onze titres, dont neuf pour faits de guerre avec six citations et trois blessures.

Claude Hutteau a achevé sa carrière en 1965 au Gealat de Satory, après avoir notamment participé à deux essais nucléaires au Sahara. Cette remise de décoration aura été un témoignage important au moment de fêter les soixante ans de l'Alat.

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