Le BPC Tonnerre a participé à Cèdre Bleu au Liban

Le bâtiment  de projection et de commandement Toulonnais  BPC Tonnerre (site non officiel) a participé le  26 mars à  Cèdre Bleu,  un exercice amphibie
bilatéral organisé par la France et le Liban,  en baie de
Jounieh au nord de Beyrouth .

Exercice Cèdre Bleu 2013

Signe de l’attachement de la France à la
coopération de défense avec le Liban, Cèdre Bleu a été conduit, pour la
deuxième année consécutive et conjointement, par les forces armées
libanaises et par le groupe amphibie français déployé pour la Mission Jeanne d'Arc

Sur la base d’un scénario fictif, les forces armées libanaises et
françaises ont mené une manœuvre conjointe en trois phases :
reconnaissance et sécurisation de la zone de débarquement, projection
simultanée des troupes et véhicules de chacun des groupes amphibies –
simultanément par hélicoptère et par voie nautique – et neutralisation
de deux positions défensives adverses. De la planification initiale à la
manœuvre réelle, les principaux volets d’une opération amphibie ont été
réalisés de façon bilatérale.
Les Forces Armées Libanaises ont
engagé une section mécanisée équipée d’engins chenillés M113, deux
sections d’infanterie aéromobile avec trois hélicoptères UH1-Huey et
deux Gazelle, deux engins de débarquement d’infanterie et de chars et
une cinquantaine de commandos marine avec leurs embarcations. Un avion
CESSNA et trois patrouilleurs complétaient le dispositif de
surveillance.

Côté français : outre le bâtiment de projection et de commandement (BPC) 
BPC TonnerreTonnerre et la frégate anti-sous-marine (FASM) Georges Leygues ( qui sera retirée du service cette année) , le
groupe amphibie comprend deux cents légionnaires de la 6ème brigade
légère blindée, embarqués avec une cinquantaine de véhicules. Un engin
de débarquement amphibie rapide (EDAR), deux chalands de transport de
matériel, un hélicoptère Puma et deux Gazelle de l’armée de Terre, ainsi
qu’une Alouette 3 de la marine complétaient le dispositif lors de
l’exercice.

Dès l’arrivée des bâtiments de combat dans l’aire des opérations
amphibies, le raid de commandos a été déclenché, appuyé par les
hélicoptères d’attaque des deux pays. Une fois la zone sécurisée, les
engins de débarquement français et libanais ont rallié la plage pour
projeter ensemble les troupes et les véhicules en une seule vague. La
séquence s’est achevée par un assaut héliporté sur les deux objectifs
adverses. Durant toute la manœuvre, le Georges Leygues s’est tenu prêt à
assurer un appui feu canon de la mer vers la terre, guidé par un
officier de l’armée de terre depuis l’Alouette 3. Les cent-trente-trois
officiers-élèves, embarqués pour leur période d’application à la mer,
ont participé aux différentes phases de cet exercice amphibie
bilatéral ; ils ont été insérés au sein des structures de planification
et de conduite du Tonerre, en passerelle, en batellerie  ou dans le
radier.
Concentrant la manœuvre amphibie dans une phase ramassée, la
démonstration aura duré une heure, sous l’œil de Monsieur Patrice Paoli,
ambassadeur de France au Liban, des plus hautes autorités militaires
libanaises et d’une centaine d’invités, installés dans une tribune en
contrehaut.  A l’issue, les légionnaires ont présenté aux autorités le
système de combat FELIN (fantassin à équipements et liaisons intégrés)
et le VAB Ultima, dernière génération améliorée du véhicule de l’avant
blindé.
La réussite de cet exercice témoigne du niveau de
coopération militaire franco-libanais et de l’aptitude des deux pays à
mener ensemble des opérations amphibies combinées. Dès la fin de Cèdre
Bleu, le groupe amphibie français a quitté le Liban, pour poursuivre sa
mission. Son itinéraire sera jalonné d’autres exercices bilatéraux,
servant à l’entraînement du groupe Jeanne d’Arc et à la formation des
officiers-élèves de la marine.

Source Sirpa Marine