Le duel des faux des gendarmes de St-Tropez (diaporama)

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Photo Dylan Meiffret Var Matin 

Cet été à Saint-Tropez, les gendarmes  immortalisés par  de Funès et Galabru , sont éternels et font recette. Pendant que les vrais luttent contre la délinquance, les faux s'amusent!  ainsi  un  match
oppose deux artistes dans la rue. Deux hommes, un costume de gendarme,
quasiment le même personnage mais deux styles bien différents. Retrouvez l'inénarrable Cruchot dans ce diaporama de Var Matin et l'article de Var Matin  


Deux hommes, un costume de gendarme, quasiment le même personnage mais deux styles bien différents.

Dans la cité du Bailli, l'imaginaire lié à la série des Gendarmes de Saint-Tropez
est toujours vivace. Si les sites emblématiques du tournage, à l'image
de l'ancienne gendarmerie prochainement transformée en musée font office
de lieux de pèlerinage, c'est la présence et les facéties quotidiennes
de deux comédiens qui ravivent ces souvenirs auprès des touristes.

Techniques de jeu différentes

D'un
côté, Patrick Chagnaud qui déambule sur le port depuis quatre saisons.
Partenaire de Gérald Dahan au début des années 2000 au sein de la troupe
des 6 clones, le comédien-imitateur a choisi la rue comme théâtre en
endossant la panoplie du gendarme chaque été.

De l'autre, Mekin
Gunès un artiste-peintre plus énigmatique qui stationne devant
l'ancienne gendarmerie, affublé d'un masque funesque peu esthétique.
Planté devant la façade du monument dans le costume beige d'époque, il
attend le touriste qui vient naturellement immortaliser un cliché
humoristique. Là, commence son jeu plutôt maigre : simulation de
coup-de-poing, quand il n'agrippe pas son interlocuteur par le maillot
avant de lui prêter son képi.

Des poses pourtant suffisantes pour déclencher les sourires des visiteurs : «
J'ai toujours fait un peu de comédie en jouant Rambo, Charlie Chaplin,
mais j'adore Cruchot. Il est nerveux comme de la dynamite. Moi, je fais
les mimiques du personnage, ça met de l'ambiance avec les touristes ».

Terrain
de jeu différent pour Patrick Chagnaud qui concentre ses effets
''funes-bulesques'' en arpentant les quais de la cité corsaire où il
déploie ses armes artistiques – jumelles, matraque – pour déclencher
l'hilarité des estivants. Son truc : grimacer, singer les attitudes,
prétexter un contrôle de police. Si les gags sont répétés, c'est « l'enchaînement des improvisations »et l'interaction avec le public qui fait le sel de ce show.

Mi-Galabru, mi-De Funès, « et même mi-Fougasse »il avoue sans rire, qu'« àtravers ces personnages, je suis devenu moi-même. Ici, j'ai une mission… »

Un
duel à distance qui a pourtant généré son lot de bisbilles en début de
saison. Face à cette cohabitation forcée, chacun a désormais choisi son
pré carré. « Il n'a pas le monopole »,s'insurge Mekin. Ce genre de comédie ne me plaît pas. Je préfère rigoler avec les gens plutôt que de leur trouver des défauts. » Son confrère préfère botter en touche.

Verdict à l'applaudimètre ?

Avantage, Patrick Chagnaud qui a visiblement gagné le match de la popularité depuis bien plus longtemps.

Nicolas Sabatier Var Matin