Le lourd tribut à la guerre des légionnaires de Calvi

Dans Corse Matin, le commandant en second du REP,  Charles-Henri
De Besombe revient sur la mort du sergent -chef Harold Vormezeele

 
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Près de 250 légionnaires du 2e Rep de Calvi se trouvent sur le front au
Mali, où le 1er sergent-chef Harold Vormezeele a été tué mardi. Depuis
1948, date de la création du régiment, environ 2 000 hommes ont perdu la
vie », indique le commandant en second Charles-Henri De Besombes.

Le commandant en second du 2e Rep, Charles-Henri
De Besombes, revient sur la mort du sergent-chef Harold Vormezeele, tué
mardi lors de combats menés contre des groupes terroristes au Mali

Indochine, Algérie, Sarajevo, Afghanistan, Côte d'Ivoire
notamment, et aujourd'hui le Mali : le 2e Régiment étranger de
parachutistes (2e Rep) de Calvi a participé à des conflits auxquels la
France a participé au fil des décennies. « Toujours en première ligne », assure le commandant en second du 2e Rep Charles-Henri De Besombes.

Et
depuis sa création en 1948, près de 2 000 légionnaires de ce régiment
sont morts au combat et 36 000 pour la légion étrangère dans sa
totalité, assure-t-on auprès du 2e Rep.

Prochainement, au camp
Raffalli, un nouveau nom viendra s'ajouter à la centaine d'inscriptions
dorées gravées dans la pierre du « Mémorial des légionnaires
parachutismes morts pour la France ».

Celui du 1er sergent-chef
Harold Vormezeele, de nationalité belge, naturalisé français en 2010, et
tué à 33 ans lors de combats menés contre des groupes terroristes à 50
kilomètres au sud de Tessalit, précise le ministère de la Défense.

« De
par notre action d'infanterie (…), de parachutisme, notre mission est
tournée vers l'intervention et dès le début nous sommes en première
ligne
», explique le commandant en second 2e Rep, au camp Raffalli. Le 2e Rep, qui est une « formation combattante » et « rattaché aux forces terrestres »,
possède la caractéristique d'être affecté à des missions d'urgence.
Aujourd'hui le Mali, où 4 000 soldats français sont déployés aux côtés
des forces africaines, ou encore récemment en République centrafricaine
avec 150 légionnaires qui étaient jusqu'alors affectés pour une mission
au Gabon.

Dans le cas du Mali, l'armée française a pu avancer
relativement aisément depuis le 8 février avec les forces africaines.
Dorénavant, le « dispositif » s'étend de Bamako à Tessalit, au nord du
Mali.

Cérémonie lundi prochain à Calvi

Néanmoins,
dans cette partie du territoire, les combats se durcissent selon le
ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, cité par les médias
nationaux. « On savait que, pour aller jusqu'au bout (…), il
fallait s'attaquer à ce réduit et à cette portion difficile du
territoire malien, l'Adrar des Ifoghas (nord-est) où est mort le
légionnaire »
, a reconnu le ministre.

Le sous-officier de la
section de commandos parachutistes du 2e Rep, Harold Vormezeele, est
justement mort dans cette zone. Un terrain, par définition, à risque
pour les militaires. « La forme de l'engagement varie selon les missions et, certes, le danger est toujours présent », souligne le commandant en second Charles-Henri De Besombes.

Après
la mort de cinq légionnaires du 2e Rep en Afghanistan, le sergent-chef
Harold Vormezeele est la dernière victime au sein du régiment. Hier, le
ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a annoncé qu'un « hommage
solennel » lui serait rendu.

Vendredi, la mémoire de ce deuxième
soldat français tué au Mali devrait être honorée aux Invalides à Paris
selon certaines sources.

Par ailleurs, la cérémonie d'honneur militaire a été annoncée lundi prochain au camp Raffalli de Calvi, en présence « de hautes autorités politiques », selon des sources concordantes ne voulant pas donner plus de détails.

Déjà, le ministre de la Défense a rendu hommage, dans un communiqué, à ce légionnaire « tombé en accomplissant la mission qui lui avait été donnée, pour défendre sur le sol malien notre sécurité et notre liberté ».

 Par Pierre Benedetti de Corse Matin

 

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