Les plongeurs de l’armée de terre s’entraînent dans les égoûts de Toulon

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Photo MP Bouillon  

En formation à l’école de plongée de Saint-Mandrier, des plongeurs de l’armée de terre (PAT) on effectué un stage en réseau suburbain  avec des passages sous la base navale et sous la ville de Toulon. Ils sont allés jusqu'au palais de justice!   

Après une phase d’apprentissage des savoir-faire à l’école de plongée de la Marine, en surface libre, ainsi qu’en surface non libre dans un collecteur de la ville de Toulon, les stagiaires ont pu restituer tous les savoir-faire élémentaires liés à la plongée en surface non libre et/ou en réseau suburbain lors d’un exercice de synthèse. Cet exercice a permis aux stagiaires, selon un scénario de crise, de s’infiltrer en réseau souterrain de deux manières consécutives.

Ils ont, dans un premier temps, évolué dans un réseau noyé de la base navale, puis ont effectué un changement de milieu* avant de poursuivre la progression. Puis dans un deuxième temps, ils ont progressé dans le réseau souterrain d’eau pluvial de la ville de Toulon, jusqu’au palais de justice qu’ils ont pu observer à partir d’une bouche d’égout.

Ces déplacements souterrains permettent aux plongeurs de l’armée de terre de remplir leur mission du Génie dans le cadre de la reconnaissance de milieu et du renseignement terrain.

Les « égouts », en Europe occidentale obéissent de plus en plus à des normes qui visent à séparer les eaux usées des eaux de pluie. Cet environnement nécessite ainsi l’emploi de matériel adapté (combinaison étanche, masque facial, double source de respiration, de lumière, port de protections avec casque, coudières et genouillères) en obéissant à des règles sanitaires strictes (traitement à base de doxycicline, interdiction de manger dans le réseau…) afin de prévenir les effets d’un contact avec des secrétions de rats (leptospirose). De même, de nombreux cas non conformes sont envisagés, comme l’éboulement, la perte d’un équipier, la détection de gaz délétères… Ces gaz délétères sont détectés grâce à un détecteur 4 gaz (H2S/CO/CH4/O2). Enfin, les techniques de plongée en réseau suburbain s’apparentent souvent aux techniques de plongée en surface non libre ou spéléo.

L’école de plongée de Saint-mandrier est pleinement inscrite dans une démarche interarmées:

Elle forme le personnel volontaire des forces armées aux opérations militaires subaquatiques et aux opérations de neutralisation d’engins explosifs en milieu terrestre et subaquatique. Chaque année, environ 700 élèves, issus de toutes les armes, sont répartis parmi 30 cours. L’armée de terre peut ainsi former ses soldats au génie « sous-marin ». Quant au Service de santé des Armées, il envoie régulièrement des médecins pour qu’ils deviennent des plongeurs de bord ou des plongeurs démineurs. La police, la gendarmerie maritime ou encore l’armée de l’air, tous reconnaissent l’expertise de l’école.