Un légionnaire parachutiste à la tête de l’école de l’infanterie

Maurin

Photo Christophe Chavignaud

Après un chasseur alpin, le général Hervé Wattecamps, c'est un légionnaire parachutiste qui vient de prendre les rênes de l'école de l'infanterie à Draguignan. Le général Emmanuel Maurin, ancien chef de corps du 2 e REP de Calvi et commandant de la brigade parachutiste est le nouveau patron de l'académie du fantassin.  Son parcours :

 

  

Adjoint au général de brigade Benoît Royal, commandant des écoles de Draguignan, le général de brigade Emmanuel Maurin est un saint cyrien de 54 ans (promotion Grande Armée 1981-1983), breveté de l'enseignement militaire supérieur, diplômé de l'institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) et du centre des hautes études militaires (CHEM).

Cet officier très décoré, officier de la Légion d'honneur, commandeur de l'Ordre national du mérite, titulaire de la croix de la valeur militaire avec plusieurs citations dont une à l'ordre de l'armée, a été engagé en opérations extérieures comme lieutenant, capitaine, commandant, colonel et général de brigade !

Il a a effectué tout son parcours en corps de troupe dans la Légion étrangère. À part une incursion à sa sortie du collège interarmées de défense (école de guerre) à la 13e demi-brigade de Légion étrangère (13e DBLE) à Djibouti comme chef du bureau renseignements opérations et instructions, il a occupé toutes les fonctions au sein du prestigieux 2e régiment étranger de parachutistes (REP) de Calvi. Il y a été chef de section de combat, adjoint au commandant de compagnie de combat, commandant de compagnie de combat et chef de corps en 2002. À la tête de son unité, il a notamment été engagé en Côte d'Ivoire au début de l'opération Licorne.

Adapter la formation aux engagements futurs

Il a été ensuite assistant militaire du général commandant la force d'action terrestre à Lille avant de rejoindre la délégation aux affaires stratégiques (DAS) du ministère de la défense à Paris en qualité de sous-directeur des questions régionales.

Promu général de brigade en 2010, il a pris le commandement de la 11e Brigade parachutiste basée à Toulouse avec laquelle il est parti en Afghanistan comme commandant de la Task Force La Fayette.

À son retour, il a été affecté à l'état-major des armées puis, en 2012, a franchi la Manche pour occuper les fonctions de chef opération du corps de réaction rapide de l'Otan.

Ses deux challenges sont de poursuivre « l'excellent travail de ses prédécesseurs et d'adapter la formation aux engagements du futur ».

A noter qu'il est le frère du général de division Jean Maurin, le nouveau commandant de la légion étrangère qui a lui aussi servi au REP et commandé la DBLE.