L’exercice de sûreté aérienne Circaete vient de se dérouler en Méditerranée

 

L'exercice  de sûreté aérienne Circaete 2013 vient de se dérouler au dessus de la Méditerranée. Un Falcon 2000 a joué le rôle  d'un avion civil  présentant une menace. 

 

Ce Falcon 2000 a survolé une partie
des espaces aériens de France, d’Espagne, du Portugal, du Maroc et
d’Algérie, escorté par près d’une dizaine d’avions de chasse : Rafale et
Mirage 2000 français, F18 espagnols, F16 portugais, Mirage F1 et F5
marocains, MIG 29 et SU 30 algériens.

Selon
le scénario établi cette année par la France, le Falcon 2000 simulait
une menace aérienne non-militaire que chaque nation devait intercepter
au-dessus de son propre territoire. L’objectif était, pour chacun des
participants, de s’exercer aux processus de coordination des postures
permanentes de sécurité (PPS) dans les espaces nationaux respectifs,
ainsi qu’aux procédures d’interception des aéronefs. 

Cette année encore, les polices du ciel du groupe «5+5 Défense», ainsi que les structures de commandement et de contrôle (Command and Control –
C2, notamment le centre national des opérations aériennes de Lyon
Mont-Verdun pour la France) ont pu s’entraîner ensemble et dialoguer,
dans des conditions réelles et selon un tempo opérationnel.

Circaete 2013 est le 7e exercice
annuel de sûreté aérienne de l’initiative «5+5 Défense». Lancé en 2004,
ce groupe réunit dix nations du bassin méditerranéen occidental : cinq
pays de la rive Sud (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie, Tunisie), ainsi
que cinq pays de la rive Nord (Espagne, France, Italie, Malte et
Portugal).

En
près de dix ans, le groupe «5+5 Défense» est devenu un forum efficace
de coopération multilatérale de Défense en Méditerranée occidentale.

La PPS, véritable outil interministériel de lutte contre le terrorisme
La
posture permanente de sureté s’inscrit dans un vaste dispositif
interministériel de lutte contre le terrorisme. En permanence, l’armée
de l’air est responsable de la défense du territoire contre toute menace
aérienne. Aujourd’hui, la surveillance du ciel français, ainsi que la
capacité d’intervention s’appuient sur l’activation permanente d’un
dispositif de l’armée de l’air modulaire, flexible et réactif qui, outre
de nombreux aéronefs (avions de chasse et hélicoptères), mobilise 24
heures sur 24 quelques 740 personnes prêtes à faire face à toute menace
aérienne. Environ 220 personnes supplémentaires sont également en
astreinte pour les renforcer si besoin. Au total, ce sont donc près de
1000 personnes qui contribuent à cette mission régalienne. Les radars du  Mont Agel, situés dans les Alpes Maritimes sur la commune de Peille et "pilotés" depuis Lyon Mont Verdun depuis la dissolution du Centre de détection et de contrôle continuent à jouer un rôle primordial dans la détection d'intrusion dans l'espace aérien.